Guéridon à l'Antique attribué à Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887)

Beau guéridon circulaire décoratif en Zinc d'Art avec un piètement quadripode à décor de sabots centré d'un mascaron dans le style Régence reposant sur une draperie. Le fût représente un éphèbe à la cruche en ronde-bosse, le plateau à décor en bas-relief d'Alexandre le Grand et d'allégories des Arts et de la Connaissance. Modèle de guéridon non signé mais à rapprocher fortement des productions d'Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) à l'Exposition Universelle de Paris en 1867.

Documentation : The illustrated catalogue of the Universal Exhibition Paris 1867.
Référence littéraire : Great Exhibition by Jonathan Mayer, Antique Collector's Club, 2006

L'artiste

Albert-Ernest Carrier-Belleuse ( Aisne, 12 juin 1824 - Sèvres, 4 juin 1887)
On l'a surnommé le Clodion du XIXe siècle mais cette comparaison avec le célèbre sculpteur ne constitue pas un compliment pour tout le monde. C'est ainsi que les frères Goncourt, à propos du surtout exécuté en 1867 pour la Païva, le traitent de "pacotilleur du XIXe siècle...copieur de Clodion". Qu'en est-il exactement ? Tout enfant, Carrier-Belleuse vient à Paris et à l'âge de treize ans, entre comme apprenti chez un ciseleur du nom de Bauchery. Il travaille ensuite chez l'orfèvre Fauconnier, puis chez les Frères Fannières, orfèvres également. En 1840 , grâce à l'appui de David d'Angers, il entre à l'Ecole des Beaux-Arts mais l'enseignement officiel ne lui convient guère. Plus attiré par l'art décoratif, il suit les cours de la Petite Ecole et débute au Salon de 1850 avec deux médaillons en bronze. En 1851, il est engagé par la manufacture Anglaise de porcelaine Minton China Work, dans le Staffordshire. Il y crée des modèles et dirige une école de dessin jusqu'en 1855. De retour à Paris, il réapparaît au Salon en 1857. Sa notoriété ne fait que croître. Il travaille à Paris pour l'église Saint-Augustin, les Tuileries, le Louvre, l'Hotel de Ville, l'Opéra, le Théâtre français, le tribunal de commmerce, pour le casino de Vichy ect... Il sculpte aussi les gracieuses cariatides de la façade du théâtre de la Rennaissance à Paris, le fronton de la Banque de France, la statue de Masséna à Nice, celle de Dumas père à Villiers-Cotterêts, du général San Martino dans la cathédrale de Buenos Aires. D'une exeptionnelle fécondité - "presque une machine à sculpter", écrit de lui Edouard Lockroy dans le journal l'Artiste, en 1865 - il est en outre l'auteur d'une quantité de bustes, de petits groupes, de statuettes, de personnages historiques ou contemporains, de nus, d'allégories, de scènes de genre ainsi que d'ornements, de candélabres, de vases, de meubles, qui tous connaissent, sous le second Empire, un succés considérable. Carrier a été longtemps, écrira plus tard Paul Mantz, l'infatigable artisan des élégances souriantes et des grâces mouvementées. En cela, on le considère comme l'un des précurseurs de l'Art Nouveau. Titulaire de nombreuses récompenses, il sera nommé , en 1875, directeur des travaux d'art à la Manufacture de Sèvres.
Musées
Angoulème : Faune et Bacchante
Chambéry : La liseuse
Laon : Béranger assis
Langres : La liseuse , bronze et ivoire
Paris, Orsay : La Bonne Mère, Hébé et l'aigle de Jupiter
Reims : Les Bacchantes
Troyes : buste de Frédéric Eugène Piat et buste d'A.Thiers

Référence littéraire : Les bronzes du XIXe siècle Pierre Kjellberg

Objet vendu

Dimensions

Hauteur : 86 cm
Diamètre du plateau : 50 cm

Époque 1870
Origine France, Paris
Matériaux Zinc d'Art
Référence Guéridon-Antique265
Guéridon à l'Antique attribué à Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887)

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